Dernier grand journal à avoir résisté, l'hebdomadaire satirique, en difficulté financière, propose désormais une version en ligne.

Les révélations sur l’affaire Fillon ont tiré le Canard Enchaîné vers des sommets. Des numéros vendus à plus de 500 000 exemplaires. On est loin des tirages à un million des années années 80, mais l’époque a changé. 

Nous étions en 2017. Depuis, les époux Fillon ont porté plainte contre l’hebdomadaire, elle fut classée sans suite. Depuis, les époux Fillon ont été lourdement condamnés, ils ont fait appel. 

Et le Canard, comment va le Canard, depuis ? Pas très bien, pourtant il gagne des abonnés et de l’argent, beaucoup d’argent même. Mais la faillite annoncée du principal distributeur de presse en France lui a coûté cher et presque cassé une patte. Résultats, des comptes légèrement dans le rouge et des numéros disponibles depuis le mois de mars sur Internet.

Tout fout le camp. Le tournant numérique s’avère vital pour un journal qui s’y est refusé.Le Canard enchaîné peut-il mourir avec le papier ?

La première Une du Canard Enchainé, le 5 juillet 1916
La première Une du Canard Enchainé, le 5 juillet 1916 © AFP
  • Légende du visuel principal: La home du site du Canard enchainé © (Capture d'écan)
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