S'il n'a pas toujours été à l'aise avec les caméras, Jacques Chirac est progressivement devenu un vrai personnage médiatique. De petites phrases en allocutions solennelles, retour sur près de 50 ans de rapports aux médias.

Jacques Chirac le 26 juin 2006 sur France 2 depuis l'Elysée lors d'un entretien avec Arlette Chabot
Jacques Chirac le 26 juin 2006 sur France 2 depuis l'Elysée lors d'un entretien avec Arlette Chabot © Getty / Pool Interagences

Il est toujours fascinant d’observer les mots qui reviennent le plus à la disparition d’une personnalité. Jacques Chirac était sympa. Voilà ce qu’on entend partout, depuis l’annonce de la mort de l’ancien chef d’Etat. Cet homme qui fut neuf fois député, sept fois ministre, maire de Paris pendant 18 ans, deux fois Premier ministre et deux fois Président était aussi un stratège politique, un tacticien, personne n’en doute. Mais la sympathie revient beaucoup. Et ce mot fait soudain surgir de l’encre... 

Oui, l’encre sympathique, dans les films d’espionnages, est utilisée pour écrire des messages secrets

C’est aussi le titre du nouveau roman de Modiano, A l’encre sympathique. C’est une encre qui permet de se dérober, de se cacher. Et si cela racontait très bien Chirac ? 

Nous interrogeons, ce matin, sa relation avec les journalistes (que leur média soit d’image, de son ou bien d’encre et de papier...)

  • Comment a évolué l’image médiatique de ce destin sans équivalent sous la Ve République ? 
  • Que racontait sa posture médiatique sur son exercice du pouvoir ? 

Et puis tenez, « sympathique » est aussi un terme médical : on parle du système nerveux sympathique. L’opacité du clan Chirac sur l’état de santé du président est un vaste sujet…

Avec le témoignage Béatrice Guret, journaliste au Monde, qui a suivi l'ancien Président de la République et de Marc-Olivier Fogiel.

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