Avec un seul sujet par semaine, "le 1" trace un chemin original dans la presse française, en laissant la place aux intellectuels et aux écrivains. Son directeur Eric Fottorino est également à la tête de la revue "America", l'Amérique racontée ... par les écrivains !

Emile Zola est à la une du journal. Non pas pour un nouveau J'accuse mais pour célébrer les couleurs des légumes. Salades, laitues, scaroles : « des empilements de romaines qui chantent tout la gamme du vert ». Extrait du Ventre de Paris à lire en première page du 1, sous le titre : « Et si on mangeait local? »

Convoquer Zola pour parler d’actualité (mais aussi des écrivains d’aujourd’hui, bien vivants), c’est la marque de fabrique de cet hebdomadaire qui se déplie comme un origami. Et ça marche : en quatre ans, le 1 a rencontré son public. Preuve que nous avons besoin du regard de la littérature. Que devient l'actualité quand les écrivains s'en emparent ?

"Le Média" dans la tourmente

Le départ d'Aude Rossigneux, présentatrice du JT de la chaine proche des Insoumis, a été suivi lundi par celui de Noël Mamère, choqué par le traitement médiatique du conflit syrien : en effet, Le Média a choisi de ne pas diffuser d'images de la Ghouta orientale. Au téléphone avec nous, Gérard Miller, l'un de ses co-fondateurs. 

Pour aller plus loin, retrouvez la tribune de Christian Chaise, directeur régional de l'AFP, en réponse au Média.  

Les brèves de L'Instant M 

  • OPA qui a surpris son monde, hier : l’opérateur américain Comcast a lancé une offre publique d’achat sur Sky. Comcast, c’est un géant américain du câble, propriétaire de la chaine NBC et des studios Universal. Et Sky, c'est un groupe de télé britannique, présent dans plusieurs pays d’Europe (pas en France), qui diffuse notamment le très convoité championnat de foot anglais. Montant de l’offre d’achat : 25 milliards d’euros. Et cette offensive résonne comme un défi lancé à Disney (qui convoitait également Sky), mais surtout à Rupert Murdoch (le superpatron de presse, propriétaire de Fox) qui en possède déjà une partie, et voulait acheter le reste. Reste à attendre l’avis de l’autorité britannique de la concurrence ... 
  • Autre offensive, cette fois devant la justice française. Canal + attaque TF1 devant le tribunal de commerce de Paris. La Une demande en effet à Canal de la payer pour pouvoir continuer à diffuser ses chaines gratuites. Maxime Saada, le patron de Canal +, y voit « un chantage inadmissible », il l’a dit dans les colonnes du Journal du dimanche. C’est donc un nouveau front qui s’ouvre contre TF1, déjà engagé dans un bras de fer avec Orange, qui refuse aussi de régler les sommes demandées par la chaine. Le feuilleton n’est pas terminé. 
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Eric Fottorino © AFP
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