Antoine Tricot est journaliste, il a passé deux ans à Saint-Pol sur Mer, ville ouvrière près de Dunkerque. Il en tire une enquête fouillée sur la pratique de son métier et la représentation médiatique des quartiers populaire.

Faudrait-il  exercer le métier de journaliste tout en racontant la façon dont on  l’exerce ? Autrement dit, montrer les coutures, les coulisses, le mode opératoire. Raconter avec qui on s’est très mal entendu, pendant un reportage, une interview. Et admettre dans le même temps les affinités qui se créent. Les journalistes devraient-ils aussi dire qui ils sont, "d'où" ils écrivent ?

D’aucuns jugeront cela très dangereux… Voilà qui n’est pas du tout dans la culture française, en tout cas. La transparence : c’est pourtant l’ambition d’Antoine Tricot, journaliste, qui a passé deux ans en immersion à Saint Pol sur Mer, près de  Dunkerque… pour esquisser un portrait au long cours d’une ville.

Il en profite pour interroger la pratique de son métier. Et propose des pistes pour se débarrasser de cette indéfectible défiance entre les habitants des quartiers populaires et les journalistes.

  • L'invité :

Antoine Tricot, journaliste, auteur de Cheville ouvrière paru aux éditions Créaphis

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