La plongée dans les tréfonds du programme télé réserve toujours de succulentes surprises.

Capture écran du documentaire "Cesar, l'homme qui parlait aux chiens"
Capture écran du documentaire "Cesar, l'homme qui parlait aux chiens" © National Geographic

Un cynologue n’est pas un spécialiste de la Chine. Avec un C et un Y, c’est expert en canidés, en toutou, si vous préférez. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Place à la star mondiale de l’harmonie canine.

Moi qui ne suis pas l’ami des bêtes et encore moins des bêtes à quatre pattes, je laisse place à la star mondiale de l’harmonie canine.

Il s’appelle Cesar Millan. Il est mexicano-américain, a grandi dans une ferme, fait une tentative de suicide après son divorce et la mort de son chien, Daddy, qu’il adorait. Le type avait appelé le clebs « papa », rien que pour ça, on l’aime déjà.

Son programme « The Dog Whisperer », est suivi par 11 millions de personnes aux States. Bien qu’il soit largement critiqué par les grands comportementalistes canins.

Peu nous chaud, plus les Amerloques sont cintrés, plus c’est rigolo.

La seule manière d’aimer votre chien, dixit Cesar Millan, c’est de le dominer. Le cabot est un animal de meute. Soit il en est le chef, soit il se soumet au chef. A vous de choisir votre rôle, puisque la meute, c’est vous. Le chien ne connaît ni égal, ni ami. Il ne réfléchit pas, il réagit. La laisse constitue donc l’instrument de cette domination sans partage. Muni d’un collier étrangleur, vous le dresserez à l’obéissance en commençant par surmonter vos peurs, frustrations et colères, symptôme de l’emprise inappropriée de la bestiole sur votre personne.

« Les Etats-Unis sont un pays de déviants », professe Millan, qui prend jusqu’à 100 000 dollars la consultation privée. « Ici, les gens aiment de travers. Les chiens ont pris le pouvoir ».

Cesar Millan, c’est le meilleur pote de Will Smith. Il a aidé sa femme à affronter ses quatre rottweilers qui menaçaient de la bouffer toute crue. Hollywood plébiscite ses interventions commandos de psychologue extra-lucide. Tout est dans la névrose du maître et la névrose, chez un Américain, c’est de la faiblesse mal placée.

Pas d’équivalent télé en France. Ah si ! Pardon ! Ça s’appelle « Super Nanny ». Mais nous, c’est pas les chiens qu’on réapprend à aimer en les mâtant. C’est les gosses. J’y pense, « Super Nanny » est d’origine britanniques et les Brit', ils adorent leurs chiens. Mais manifestement, ils se font bouffer par leurs mioches.

"Cesar, l'homme qui parlait aux chiens", c'est ce soir à 20h35, sur National Geographic.

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