"Quelle confusion ! Ça doit être parce que je t'aime. C'est une émotion qui croît peu à peu"

L'actrice française de quatorze ans, Charlotte Gainsbourg, pose avec son trophée après avoir remporté le prix du Meilleur espoir féminin pour "L'Effrontée", le film de Claude Miller, lors de la cérémonie des Césars le 22 février 1986 à Paris.
L'actrice française de quatorze ans, Charlotte Gainsbourg, pose avec son trophée après avoir remporté le prix du Meilleur espoir féminin pour "L'Effrontée", le film de Claude Miller, lors de la cérémonie des Césars le 22 février 1986 à Paris. © AFP / Michel GANGNE

"Serre-moi fort et rapproche-toi. Si ça me va, ça doit être parce que je t'aime.

Moi, je chante au rythme de ta douce respiration. C’est le printemps. Ça doit être parce que je t'aime.

Une étoile file. Mais dis-moi où nous sommes. Qu'est-ce que ça peut te faire ? Ça doit être parce que je t'aime.

Et vole, vole, ça se sait. Toujours plus haut, on va. Et vole, vole avec moi. Le monde est fou parce que, si l'amour n'y est pas, il suffit d'une chanson pour semer la confusion, à l'extérieur et à l'intérieur de toi."

C’est bien dit, ça, hein, « à l'extérieur et à l'intérieur de toi ». Vous la trouvez pourrie, ma déclaration ? Normal. Mon intention est de vous démontrer le pouvoir des deux meilleurs agents actifs du sentiment amoureux. De ceux qui rendent l’émoi contagieux. Qui déclenchent l’irrépressible envie d’embrasser et d’être joyeux.

Agent actif, numéro 1 : le Disco

1981, c’était bien. Avant le chômage, le sida, François Mitterrand était encore de gauche. « L’air semble plus léger », disait Barbara. 1981, vu d’ici, c’était bien. Ça danse, ça danse et ça ne pense à rien.

Agent actif numéro 2 : l’Italien

En Italien, on peut tout chanter, même les trucs les plus creux, les plus crétins. Ça claque, ça vous attrape, ça vous enlace. Cette langue ne susurre pas, ne léchouille pas, ne chantonne pas. Elle porte haut et ça sonne beau, même quand ça raconte n’importe quoi.

Voilà. Si un garçon qui vient de se réveiller et qui n’aurait jamais eu l’occasion de me déclarer son amour, se dit que c’est le bon jour, je viens de lui fournir le mode d’emploi. Une boîte à rythme, un vrai synthé, doublé d’une pop italienne endimanchée. De Pino D’Angio à Al Bano et Romina Power, que du bonheur. En attendant, si j’ai choisi Ricchi et Poveri, c’est parce que ce soir, sur Arte, passe LE film des filles de ma génération « L’Effrontée ». Et que ce "Sara perche ti amo", nous l’avons toutes entonnée en espérant qu’un beau marin viendrait nous enlever !

► LE PROGRAMME : L'Effrontée, c'est ce soir sur Arte à 20h50

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