Ce soir sur France 3 : « Filière Djihadiste du 19e : comment le monstre a grandi », retour sur dix années d’enquête.

Ou comment deux journalistes parisiens – Magali Serre et Karim Baouz - se retrouvent en possession de notes, de cassettes, de photos, de contacts touchant au cœur même du terrorisme international.

« Pièces à conviction », le magazine d’investigation de France 3 proposait, en 2005, une édition consacrée à la filière des Buttes-Chaumont. C’est le nord de Paris, quartier d’enfance d’une bande de potes. Une quinzaine de p’tits mecs – 20 ans à l’époque - qui ne se sont pas lâchés depuis. Même si trois d'entre eux sont morts à Falloudja et huit autres ont fait de la taule en Irak, en Syrie ou en France. Parmi eux, Saïd et Shérif Kouachi, assassins de Charlie . Peter Sherif, qui a rejoint Al Quaïda au Yemen et dont les services américains ont perdu la trace au Moyen-Orient. Parmi eux, aussi, Boubakeur El Hakim.

On l’écoute, en 2003, au micro de RTL :

L’homme est aujourd’hui l’un des émirs du groupe État Islamique. L’un des cinq Français les plus influents de l’organisation. Tous ont été jugés, à Paris, en 2008. Ils comparaissent libres. La presse s’en désintéresse complètement. Trois journalistes présents, des titres du genre : « Les pieds nickelés du Djihad ».

Karim Baouz, lui, entretient les liens qu’il a noués au cours de ses premières enquêtes. Avec sa consœur, ils ressortent les images d’il y a dix ans, les soumettent aux juges, éducateurs ou avocats qu’ils avaient interrogés alors. Les voici qui retracent le parcours de ces gosses devenus les bras armés du monstre. A l’exception de l’un d’eux. Leur gourou, petit imam auto-proclamé de la bande. Celui qui leur a farci la tête. Il a décroché désormais et il accepte de parler à France 3 . Interview, aussi, du codétenu de Shérif Kouachi à Fleury, témoin de la radicalisation et du recrutement à l’œuvre en prison.

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