Pour être honnête, je me suis dit que vous n’aviez pas besoin de moi pour regarder le « Manhattan » de Woody Allen sur France 5.

Rhinopithèque, Chine
Rhinopithèque, Chine © Getty / VCG

Je me suis dit aussi que je n’étais pas assez forte pour écrire des choses utiles sur les trois grands films que programme Arte ce soir. Un Julien Duvivier avec Gabin, un Valerio Zurlini avec Trintignant, suivis d’un long-métrage d’Alain Cavalier. En tous cas, chapeau bas. La chaîne franco-allemande reprend avec maestria le flambeau de Claude-Jean Philippe dont le Ciné-Club faisait découvrir au public d’Antenne 2, une cinématographie dont seul l’éclectisme le disputait à l’exigence

En plus, j’ai eu comme un petit coup de mou, une espèce de spleen du week-end qui vous rend toute chose et un peu triste. Alors, je me suis dit que moi aussi j’allais essayer le documentaire animalier comme repos du cerveau et pansement affectif.

Attention, le film de bestiole est un genre très noble. Mais bon, moi, j’aime pas du tout les bêtes, et en plus, la série que diffuse Arte à 19h s’avère particulièrement médiocre. N’empêche, ça marche. Je me suis fait de nouveaux copains tellement bizarres et tellement comiques que ça m’a remonté le moral.

Le premier s’appelle rhinopithèque de biet et vit planqué sur les toits de l’Himalaya. Il y fait si froid que ce singe au nez retroussé laisse apercevoir son joli visage mélancolique enfoui sous une énorme fourrure de nounours. Enfin, jusqu’à ce que la soyeuse boulasse écarte les mâchoires et là, c’est le drame. Des canines de tueurs non pas destinées à chasser, mais à s’entre-tuer avec une terrifiante férocité !

Petit Pika japonais
Petit Pika japonais © Getty / The Asahi Shimbun

Mon autre ami s’appelle petit pika, minuscule lapin aux oreilles et museau de marmotte, maximum mignonneté. Son passage sur terre est minuté, il en meurt en moins d’un an. Mais productif, la femelle engendre 45 portées dans le même temps. Petit pika passe donc sa courte vie à copuler jour et nuit. Enfin, il y a saïga, l’antilope qui a, semble-t-il, deux gros zizis collés sur le nez. Une trompe courte en réalité des plus sophistiquées qui la chaleur lui permet de réguler.

Bref, moi qui cherchais un doudou réconfortant, j’ai trouvé des Pokémons lubriques aux pouvoirs exorbitants. Plus la peine de les chasser, il n'y a qu’à allumer la télé.

La fabuleuse histoire de l'évolution, Chine, sur le toit du monde, c’est ce soir sur Arte, à 19h (ou plus haut dans cette page ;)

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