On y est. La publicité électorale, souvent nauséabonde, envahit toutes les chaînes.

Imaginez un pays où la durée des coupures publicitaires n’est pas régulée et où le temps de parole des candidat n’est pas régulé non plus. Cela donne un flot télévisuel anarchique et quasi ininterrompu.

Evènement mondialement commenté, en ce début janvier : Donald Trump rejoint Hillary Clinton dans cette autre bataille télévisée.

Rappelons qu’en 2012, un million cent mille messages radios et télé ont été diffusés pendant la campagne. 40% de plus que durant la précédente campagne. Obama y avait laissé 266 millions de dollars, Romney, 105 millions. Sans pour autant que Les Républicains se retrouvent à la traîne. Outre-Atlantique, il n’y a pas que les candidats et leurs partis qui utilisent la publicité télévisée : tous leurs sponsors, mécènes et autres lobbys, ce qu’on appelle les « Super-Pac », communiquent à tours de bras pour leurs candidats.

Résultat, les chaînes vont se goinfrer cette année. Leurs recettes se chiffreront en milliards. C’est même ce qui fait – en cas de revente - la valeur d’une télévision locale : si elle se situe dans un état clé du vote américain, le tiroir caisse promet de déborder tous les cinq ans. Tout ça pour quoi ? Pour distiller à longueur d’antenne, non pas un appel à la mobilisation démocratique, mais un discours choc visant à anéantir l’adversaire. En 2012, 85% des spots politiques étaient « négatifs ». Une tradition qui remonte au début des années 1950, Eisenhower représenté sous les traits d’un bonimenteur de foire. Cette pub, en forme de dessin animé, a fait date. Puis, Kennedy sera le premier à utiliser, à détourner, des images d’actualité pour démolir la crédibilité de son rival. Trump applique toujours la recette. Viendront ensuite, avec Nixon et Reagan, des spots célèbres jouant sur la peur de la bombe atomique ou du péril soviétique.

Message : le camps adverse ne saura vous en protéger. Trump réactive le filon avec la menace islamiste. Bref, les ficelles sont les mêmes, avec beaucoup, beaucoup plus d’argent et beaucoup plus d’écrans !

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