James Brown
James Brown © Maxppp

Télé plan-plan, ce soir. Moi, la perspective de revoir pour la 19ème fois « Tchao, Pantin » m’étrangle d’avance de sinistrose. Sauf que la télé, plus jamais tu ne subis, désormais, tu choisis.

Samedi, y avait un documentaire du tonnerre sur James Brown et comme on faisait autre chose pendant ce temps-là, on va le rattraper tout cuit, après le dîner, sur ARTE+7.

Phénoménale collection de tubes, envie de réécouter toute la musique noire américaine qui l’a influencé dans les années 60. Little Richard, pianiste frappa-dingue qui jouait debout en se contorsionnant. Le type disparaît 15 jours de sa propre tournée et appelle James Brown pour le remplacer. Comme y avait pas la télé à l’époque, le public n’y a vu que du feu. Les gens ne connaissaient pas la gueule des chanteurs. J’adore cette histoire.

« Please, Please, Please… ». 1er tube écoulé à 1 million d’exemplaires. Coup de gueule de Syd Nathan, le patron de Kings Record. « Qu’est-ce que c’est que cette putain de chanson où tu répètes 17 fois please » ! Syd Nathan–James Brown, sacré tandem nourri à la méfiance réciproque et au bras de fer permanent.

Ce film a pour titre le surnom de Brown, Mr. Dynamite. Celui qui a conquis l’Amérique blanche, avec son physique tordu et ses revanches à prendre sur la violence et les humiliations de son enfance. Témoignage de ses musiciens, sur scène 7 jours sur 7, deux tenues par concert. Même dans le bus, cravate et boutons de manchette sont de rigueur. Jamais de relâchement. Le patron distribue des amendes en plein concert autant pour une fausse note que pour un col mal repassé.

James Brown et le black Power. Mais James Brown soutenant le Républicain Richard Nixon. Rapport aimanté au pouvoir et à la Maison Blanche. Qui a dit que les noirs-américains étaient de gauche ? Question passionnante à se poser en dansant devant la télé.

> « Mr.Dynamite », vous avez jusqu’à samedi prochain pour le revoir sur ARTE+7... le site du replay de la chaine TV Arte.

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