Le "Love Magazine", publication britannique haut de gamme, publie sur Internet, pour la troisième année consécutive, son "Love Advent" qui affole toute la toile.

Capture d'écran de la vidéo "Day 4 - Ireland Baldwin by Doug Inglish (LOVE Advent 2016)"
Capture d'écran de la vidéo "Day 4 - Ireland Baldwin by Doug Inglish (LOVE Advent 2016)" © Channel Youtube Love Magazine

Et en avant les petites pépés, il est ultra hot mon calendrier. Connaissez-vous le « Love Magazine » ?

Une publication britannique très haut de gamme, avec une déclinaison web aussi léchée que la version papier glacé. Et voici que surgit pour la troisième année le "Love Advent" qui affole toute la Toile. Parce qu’à chaque petite fenêtre sa bombas atomicas. Une "hit girl", en jargon de magazine féminin, nana super canon que vous voyez photographiée à tout va en vous demandant ce qu’elle peut bien faire dans la vie, à part être elle. Mais être elle, c’est un boulot que vous imaginez même pas. Ces femmes sont des « warriors » de la désirabilité à échelle planétaire. Ce qui ne relève en rien d’une quelconque phéromone, mais d’un business plan d’une telle complexité que même chez Goldman Sachs, ils seraient largués.

Bella Habib, Ireland Baldwin, Heidi Klum, Kim Kardashian, Doetzen Kroes, Irina Shayk, Emily Ratakowsky, Rita Ora, Kendall Jenner et toutes les suivantes qui feront naître enfin le petit Jésus… qui serait trop triste de manquer ça. Et pour cause. Mort et enterré le calendrier Pirelli ou autre éphémérides réputés pour ses beautés dénudées. La vidéo détrône l’empire de la photo. Le "<u>Love Advent</u>", les amis, c’est une chaîne Youtube qui poste chaque jour une minute trente de clip dédié à l’une de ces poupées sacrées.

Et ils sont grave débiles, les clips. C’est la fête à la petite culotte, à la gonzesse qui se trémousse de préférence à quatre pattes les fesses très en l’air ou les jambes écartées, le regard pétillant d’une gourmandise partagée un million de fois sur Facebook. C’est cheap, c’est ring, c’est en réalité très prude et très formaté. C’est tout simplement la pin-up d’il y a longtemps. Celle qu’on montre à ses copains virtuels, qu’on épingle sur son mur numérique.

Le plus étonnant, c’est que ça marche encore. Ces filles saturent littéralement l’espace médiatique. Quant à l’érotisme, il est à portée du premier click. D’ailleurs, les comptes Instagram des nanas vous abreuvent de leurs auto-portraits en petite tenue. Pas l’once d’une transgression, donc. C’est moins la charge sexualisée de ces vidéos qui compte ici que leur capacité frénétique à faire le buzz. Le buzz, le bruit. Il a remplacé les fantasmes silencieux de nos nuits.

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