À la maison de la Radio, Sonia Devillers compte 84 extraterrestres…et ça ne se passe pas trop mal (d’autant qu’une partie d’entre eux part à Europe 1).

Will Smith joue l'agent J dans "Men in Black" de Barry Sonnenfeld (1997)
Will Smith joue l'agent J dans "Men in Black" de Barry Sonnenfeld (1997) © Maxppp / SCHROEWIG/Eva Oertwig

Le second d’abord, le premier ensuite, conformément à l’étrange coutume des chaînes de la TNT qui programment toujours "Rambo" dans le désordre.

Men in Black ou les pérégrinations hilarantes des agents K et J, alias Tommy Lee Jones et Will Smith, chasseurs d’aliens pour le gouvernement américain, costard noir impeccable, armes de destructions massives, dans une main, et neurolyzer, dans l’autre, petit gadget en forme de stylo qui permet de « flashouiller » tout citoyen ayant malencontreusement assisté à la pulvérisation d’un effroyable cafard gluant. Comme dirait Will Smith :

Insecte à l’entrée, bouillie à la sortie.

Les extra-terrestres sont au nombre de 1500 à Manhattan, la plupart d’entre eux sont des gens très bien. Nous, à la maison de la Radio, on en compte 84 et ça ne se passe pas trop mal, d’autant qu’une partie d’entre eux part à Europe 1.

Oui, si Patrick Cohen porte toujours un petit foulard autour du cou, c’est qu’il a un gros testicule greffé au menton, un problème depuis que la radio est filmée. L’arrivée des caméras dans nos studios rend en effet la tâche plus difficile. Laure Adler n’a qu’un œil au milieu du front. Patricia Martin mesure 9 millimètres. Guillaume Meurice est un bébé calamar. Jean-Claude Ameisen, un clandestin céphalopoïde (ça veut dire qu’il n’a pas de visa pour vivre ici-bas). Hélène Roussel ondule et bleuit la nuit. Vincent Josse flotte dans une peau beaucoup trop grande pour lui. Jean Lebrun possède 91 rangées de dents, ça le rend très méchant. Si le Front National était passé, il aurait dévoré tous ses assistants. C’est ce qui fait que j’aime tant cette radio, ses convictions politiques, sa diversité entomologique.

Certes, les gardiens de la galaxie ont rapatrié José Artur,Pierre Bouteiller,Jean-Christophe Averty, fantastiques lombrics protostomiens, appartenant à la sous-classe des oligochètes saturniens. Amoureux de jazz et de tempo, les aliens de l’ORTF nous ont toutefois laissé un troupeau de petites bestioles convoyées sur Terre en 1955. Ils sont très nombreux. Ils sont très drôles. Nous y sommes très attachés.

Nous les appelons « le peuple du top horaire ». Ils vivent dans un placard que notre directrice ouvre toutes les heures. Lorsqu’ils voient la lumière, ils lèvent bien haut leur verre de bière et s’écrient « Vive France Inter » !

La chronique en vidéo

Men in Black I et II, c'est ce soir sur TMC.

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