Le jour se lève, votre radio-réveil entonne du Sony & Cher, tout va bien, jusqu’au lendemain matin…Imaginez que ça revienne. Que la radio repasse « I got you babe », que l’animateur fasse la même vanne que la veille, que le bulletin météo soit pareil, que l’événement tant attendu du jour ait déjà été annoncé hier. D’instinct, vous sentez que ça déraille. C'est la trame génialement absurde d’Un Jour sans fin . Un homme pris dans le perpétuel recommencement de sa journée. Comédie culte des années 90, le film est diffusé ce soir sur NRJ12.

Savourez, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de regarder NRJ12. Et encore moins, en famille, car là, il est vivement conseillé de laisser les enfants s’approcher d’une chaine qu’en temps normal on leur interdit sous peine de mort cérébrale!

L’histoire « d’un jour sans fin » est aussi celle d’un présentateur météo. Formidable, Bill Muray: nombriliste, aigri, râleur, infect avec ses équipes. On l’envoie dans un bled du Canada couvrir une tradition idiote baptisée « jour de la marmotte ». Or, la frustration du monsieur météo est un sujet de cinéma en soi, figurez-vous, sur lequel se sont même penchés d’éminents critiques. La météo télé symbolisant le sous journalisme, pour des personnages qui brûlent d’accéder au sacro-saint JT, sans jamais y arriver. Un peu comme si Marie-Pierre Planchon rêvait de dégommer Patrick Cohen et qu’elle se consumait d’amertume en se contentant d’annoncer le temps. Ce qui ne tient pas debout, bien sûr, puisque Marie-Pierre Planchon n'est qu'amour. Mais songez à Philippe Verdier, directeur du service météo de France 2 mis à pied par sa chaine… Son crime? Avoir publié un brûlot sur le climat. Prise de position climato-sceptique embarrassante pour sa direction. Livre intitulé « Météo investigation » où l’histoire d’un monsieur météo qui voulait être reconnu comme un journaliste à part entière… Comme quoi, y a toujours un poil de vraie vie dans les bonnes comédies !

> Un jour sans fin, sur NRJ 12 à 20H50.

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