Rendez-vous avec le Boss tard ce soir, certes, mais le Boss reste le Boss !

Et le Boss, c’est Bruce Springsteen. Sur D17, une heure de documentaire de la facture la plus simple et la plus efficace qui soit. Plan serré sur son visage duquel chaque ride émane la lumière, c’est fascinant. Springsteen dans son jardin, guitare à la main, se remémore la genèse d’un album qui a transformé sa carrière (son premier triomphe aux Etats-Unis) et changé la face du monde.

C’était il y a 35 ans. C’était long, complexe, douloureux. De ses hésitations, de ses pistes abandonnées, de ses enregistrements sacrifiés, le Boss a encore des nœuds dans la gorge. La voix se casse, le regard se perd. Il travaillait à la gratte et au magnétophone (les moins de 20 ans peuvent, s’ils le souhaitent, ouvrir un dico et chercher « ma-gné-to-pho-ne »).

Springsteen par Springsteen
Springsteen par Springsteen © Bartillat

Quelques photos d’époques – il portait des favoris – des séquences tournées sur scène dans les années 80, servent de contre-point.

Pour le reste, Springsteen interprète seul face caméra, ému et détaché à la fois, ces tubes planétaires qu’il a joués des milliers fois en concert. Parmi eux, la ballade, somptueuse, qui donna son nom au 33 tours :

« The river » ou l’histoire toute simple d’un p’tit gars dont la copine tombe enceinte à 19 ans sur fond d’Amérique profonde frappée par la crise. Et Springsteen de raconter comment il a cherché sa voix. Une voix d’adulte, une voix sincère, une voix politique en quelques sortes par fidélité à ceux dont il chante le quotidien.

►►« Bruce Springsteen : The Ties that bind » ce soir sur D17 à 23H50.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.