Les nouveautés télé annoncées pour la rentrée m'inspirent une théorie.

C’est si bon de produire du jus de crâne quand tout le PAF est en ébullition et que tant de visages changent de maison !

La théorie du jour : il y de plus en plus de chaîne, mais de moins en moins d'animateurs repérables. Aussi, les chaînes les gèrent-elles comme des marques.

Acte 1. A l'avenir, vous ne regarderez plus la télé assis sur votre canapé à mesure que la grille se déroule. 

Vous allez piochez les rediff ou les vidéos à la demande. Donc, l’identité globale d’une chaîne comptera bientôt moins que le programme que vous choisirez de regarder. A terme, vous aurez même peut-être oublié de quelle chaîne il provient. Mon cadet, 9 ans, me demande « Parents Mode d’Emploi » sur Internet, mais n’a jamais entendu parler de France 2. Mon ainé, 11 ans, voudrait avoir le droit de regarder le « Petit Journal », mais ne comprend pas ce que c’est que Canal. Le programme plutôt que la chaîne. Ca fait, par exemple, une émission, « Touche pas à mon poste », plus forte que la chaîne qui la diffuse, à savoir, D8.

Acte 2. Inventer un nouveau concept d’émission devient si ingrat dans un milieu aussi concurrentiel que peu de chaînes s’y risquent. 

Du coup, l’animateur devient une marque plus forte que le programme. Léa Salamé, 36 ans, outre France Inter, incarnera en alternance, sur France 2, la nouvelle émission politique ET la nouvelle émission culture. Cela vous étonne ? La politique s’est usée en télé et France 2 sait qu’elle ne créera jamais le nouveau "Apostrophe". Donc, elle mise sur un visage qui fait envie avant même de savoir de quoi il S’AGIT. Avec Elise Lucet, même combat. Une seule tête à l’avenir pour les magazines d’info. Comme un logo. C’est plus simple, plus efficace, plus identifié, à la fois plus incarné et en même temps, plus "marketé".

Le groupe TF1 s’offre Yann Barthès. Exemple roi. Peu importe, que le nom « Petit Journal » demeure sur Canal+, que la future émission du monsieur passe sur l’antenne de TF1 ou sur sa filiale TMC, c’est Yann Barthès qu’on suivra partout où il ira. C'est comme les réseaux sociaux. On suit des gens, plus que jamais, des gens.

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