Springsteen, dit The Boss, 100% pur jus. Vous allez comprendre... Si vous êtes abonné à Canal, c’est que quelqu’un dans la famille est dingue de foot. Or, ce quelqu’un risque de squatter le salon et l’écran qui va avec, PSG-Real oblige. Attention, je ne dis pas que c’est forcément monsieur. Halte aux clichés, moi, je suis de match ce soir.

Pour tous les autres, vous prenez votre ordi et pour 10 euros, vous téléchargez une merveille, à savourer en six épisodes : « Show me a hero », série diffusée sur HBO aux Etats-Unis cet été et dès le lendemain, chez nous, sur la chaîne OCS City. Pas de quoi vous fouetter si ça vous a échappé.

« Show me a hero and I’ll write you a tragedy », c’est du Fitzgerald dans le texte. « Montrez-moi un héros et je vous écrirai une tragédie ». Ou l’histoire du plus jeune maire de Yonkers, agglomération du nord de New York, à laquelle un juge impose la construction de 200 logements sociaux, déchaînant la rage, que dis-je la haine, de la classe moyenne blanche et d’une poignée d’élus.

Dès lors, une ligne mélodique : la naissance tumultueuse d’un homme politique qui forgera sa conscience sur le terrain. En contre-point : des destins féminins. Celles, recluses dans leurs privilèges. Celles, embourbées dans la spirale de l’exclusion sociale. Qui seront les héros, qui seront les victimes de cette tragédie ? Rien de ce que je vous dis ici ne permet de le deviner. C’est toute la finesse et l’humanisme de David Simon.L’un des meilleurs auteurs de séries aujourd’hui, à qui l’on doit le révéré « The Wire », « Sur Ecoute ».

« Show me a hero » est une histoire vraie, ancrée dans l’Amérique des années 80 et les séquelles du reaganisme. A l’époque, Springsteen régnait sur les « charts » . Il était aussi une conscience de gauche made in USA. Ses plus grands hits accompagnent les six épisodes de la série.

Show Me a Hero – Trailer (HBO):

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