Les femmes font-elles rêver les femmes ? C’est la (curieuse) question que certains se posent devant la télé à 19 heures.

Mais moi, voir une femme sur un écran, ça me fait poiler, ça me fait fantasmer ou ça me fait réfléchir. C’est selon sa gueule et ce qu’elle me raconte. Mais les patrons de chaînes, eux, ont longtemps pensé que les femmes n’aimaient pas les femmes. Qu’elles en étaient spontanément jalouses et rivales.

Or, il y a des carrefours d’audience où l’enjeu publicitaire est tel, que ce n’est pas le moment de froisser les cibles féminines, ce sont elles qui consomment.

Les choses changent. Regardez : la reine de l’access prime time s’appelle Laurence Boccolini, sur TF1 : trois millions et demi de téléspectateurs à elle-seule. En face, Carole Gaessler, le 19/20 de France 3. On n’en parle jamais, un rouleau compresseur en termes d’audience.

Les talks-shows : face à face très observé entre Maitena Biraben au Grand Journal et Anne-Sophie Lapix, C à vous. Deux avions de chasse, elles sont belles, elles sont classe. L’une assume son naturel, ses rondeurs, son ambition et son rentre-dedans. No potiche. L’autre impose sa délicatesse bourgeoise et son exigence de journaliste, là où on lui demandait de faire « populaire ».

Et je ne vous parle pas d’Elisabeth Quin, « 28 minutes », qui s’invite dans la danse un peu plus tard. Elle est l’un des seuls visages d’Arte. Ca parle droit et ça vise haut.

Enfin, dernier duel féminin sur les chaînes d’info : i> Télé, Laurence Ferrari, bataille à 19 heures contre Ruth Elkrief, sur BFM.

C’est ça, les femmes de l’access prime time. Maintenant, je vais être honnête avec vous. Les deux plus gros cartons du moment sur la tranche s’appellent Nagui et Cyril Hanouna. Qui continuent d’aspirer merveilleusement les ménagères sur France 2 et sur D8.

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