"Et Dieu créa la femme" : Arte diffuse une version restaurée de ce film qui fit naître le mythe BB en 1956

Brigitte Bardot
Brigitte Bardot © Getty

Une soirée suivie d'un documentaire : "Vadim, mister cool" et d'un épisode de "Personne ne bouge" consacré à Brigitte Bardot. Toute une soirée avec BB et Vadim, donc !

Il faut voir ou revoir Et Dieu créa la femme pour comprendre ce que fut la révolution Bardot dans les années 50 et les prémices de la bardolatrie. Roger Vadim expose le corps magnétique de sa femme (pendant le tournage, elle le quittera pour Jean-Louis Trintignant), et ce corps importe plus que l’intrigue du film sur le port de Saint Tropez.

Bardot, c’est un pied de nez à son époque, une femme qui impose sa liberté et ses envies. Les femmes aussi aiment le sexe, elles peuvent le pratiquer avec qui elles veulent, quand elles veulent. Voilà le message. Liberté, hédonisme, plaisir de l’instant. Mais il ne s’agit pas de frivolité ou d’inconscience - ne pas oublier que Vadim appartient à une génération marquée par la guerre.

Vadim et Bardot feront cinq films ensemble, jusqu’en 1973.

Et ce sera la fin d’une boucle amoureuse : avec Don Juan 73, il ferme le rideau de la plus mythologique des actrices françaises. Bardot est au bout de quelque chose : sa fatigue, sa lassitude sont perceptibles à l’écran. Elle abandonne sa carrière d’actrice juste après ce film.

L'un des nombreux intérêt du documentaire d'Olivier Nicklaus, c'est de montrer la relation tourmentée entre le cinéaste et les femmes de sa vie.

Vadim enchaine les histoires d’amour avec des actrices qu’il a toutes filmées, voire révélées : Brigitte Bardot, Annette Stroyberg, Catherine Deneuve, Jane Fonda. A chaque fois, c’est lui qui est quitté, et la comédienne mène par la suite une belle carrière sans lui. Un Pygmalion dévoré par ses créatures.

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Et Dieu créa la femme: c'est ce soir à 20h55 sur Arte.

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