Boutez les super héros hors de votre salon et regardez ce soir un péplum de l’âge d’or du cinéma, avec des budgets pharaoniques et filmé en technicolor par Cecil B. De Mille…

"Samson and Delilah" Hedy Lamarr (Delilah) et Victor Mature (Samson) dans le film de Cecil B. DeMille sorti en 1949
"Samson and Delilah" Hedy Lamarr (Delilah) et Victor Mature (Samson) dans le film de Cecil B. DeMille sorti en 1949 © Getty / Silver Screen Collection

Vous n’avez pas trop de la journée pour vous procurer un abonnement à Paramount Channel et attraper « Samson et Dalila », à 20h40...

J’aime cela, tout particulièrement, car le péplum, c’est à la fois l’enfance de l’art (Mélies et les Lumières en faisaient déjà) et l’enfance de l’Histoire ou plutôt l’enfance de son imagerie. Or, parce que ça a trait à l’enfance, on sait que c’est truffé d’erreurs, d’anachronismes et de fantasmes. Mais, parce que ça a trait à l’enfance, on y est attaché tel quel.

Si vous êtes de la génération qui a, non pas appris l’Histoire, mais rêvé l’Histoire dans les romans populaire du XIXe siècle (Dumas en fait partie), vous savez, l’immense puissance de cette imagination héroïque, puisant allègrement dans une tradition où s’entremêlent roman national, récit biblique et mythologie antique.

Alors admettez que le tout mis en image à l’âge d’or du cinéma, avec des budgets pharaoniques, filmé en technicolor et interprété par des beautés glamour, musclées ou transpirées, c’est enthousiasmant.

Boutez les super héros hors de votre salon ! Ils étaient formidables au début mais ils sont devenus du gros vomi. Revenez aux courses de char, aux glabres mollets, aux tyrans sanguinaires et aux punitions divines. Et souvenez-vous que le péplum fut, comme le western, l’objet d’une bataille acharnée entre les Ritals et les Amerloques pour dominer le genre. C’est dire si l’enjeu se révélait vertigineux et, à mon avis, en faisant le tri dans cette vaste filmographie, il le demeure.

Hasard du calendrier télévisé, donc, commençons par Samson et Dalila. Pas de la gnonotte. Tous les géants du 7e art, de Hollywood à Cinecittà, ont signé leur péplum.

Ici, c’est du Cecil B. De Mille, avant Les Dix commandements. Mais une folie qui terrifia les producteurs de la Paramount. Colossal est Samson, colossal est le lion, colossale est l’armée des Philistins, colossal est le temple qui s’effondre lors du jugement.

Tout est suranné dans le péplum, pas son envergure, pas son souffle, ni sa démesure.

► LE PROGRAMME | "Samson et Dalila", ce soir sur Paramount Channel à 20h40.

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