Ce soir sur Arte : un meurtre et du foot, dans une série policière française.

Virage nord est une mini-série écrite et tournée par des femmes, un polar sensible qui m’avait enthousiasmée quand Arte l’avait montré, l’année dernière. L’histoire d’une fille flic, de passage dans sa ville natale et qui y restera pour y résoudre un meurtre. Plongée dans les coulisses d’un club de foot, l’omerta qui pèse sur les joueurs, la pression des supporters. Le tout, vu par celle qui a quitté la région mais qui en connaît toutes les figures depuis l’enfance.

Pas de cliché sur la violence et la masculinité des tribunes, mais le ballon rond comme ciment social. Pas de cliché, non plus, sur la misère crue des pauvres gens du Nord. Un meurtre, mais pas de tarés sanguinaires. Non, une réalisatrice qui aime ses personnages et qui les sauve. Il y a beaucoup d’humanité dans ses salops qui font ce qu’ils peuvent avec leur médiocrité.

Comment vous dire ? C’est tout l’opposé de Luc Besson et d’Olivier Marchal (on peut d’ailleurs les réunir dans la même phrase puisque l’un produit l’autre en ce moment). Besson, il préfère Marseille, écrasé par le soleil et les clichés du Sud. Ici, ce sera le Nord, sa lumière douce et diffuse qui brouille les lignes. Besson, Marchal et la saga du flic mal rasé qui ne dort jamais, n’obéit à personne, se fait régulièrement passer à tabac, magouille avec ses indics et fait chanter les malfrats. Pourquoi ? Parce qu’il n’a rien à perdre.

Dans Virage nord , à l’inverse, les héros ont tout à gagner . A devenir des hommes et des femmes qui apprennent à partager. Jolie histoire d’amour entre deux êtres qui ne doivent pas s’aimer. Entre une enquêtrice et son suspect.

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