"Nous avons pris le festival comme un acte de résistance contre l’obscurantisme."

L'affiche du Jazz In Marciac 2016
L'affiche du Jazz In Marciac 2016

Suite à l'attentat du 14 juillet, plusieurs manifestations culturelles ont été annulées, cependant pour les festivals qui se sont maintenus l'affluence reste stable et même parfois en hausse. Est-ce un acte de résistance ?

Jean-Louis Guilhaumon, président du festival Jazz In Marciac est l'invité de 7h15 de Laetitia Gayet. Marciac, village de 1500 habitants accueille lors de "Jazz In Marciac" plus de 250 000 amateurs de musique. Comment un petit village du Gers devient-il une référence mondiale de la musique jazz ?

Malgré une baisse des subventions de la part des collectivités, en 2015 plus de 100 festivals ont été créés. Quelles sont les difficultés qu'ils rencontrent ?

"Les festivals suscitent toujours autant l’enthousiasme et nous avons un très beaubilan pour cette année, sensiblement équivalent à 2015."

"Nous pensons qu’il y a eu une légère baisse de la fréquentation du fait de l'attentat de Nice mais la culture est le meilleur moyen de résister, nous avons pris cela comme un acte de résistance contre l’obscurantisme."

"La vitalité du festival tient de l'ancrage territorial avec ses 950 bénévoles, le fait que la population soit arc-boutée derrière la mise en place du festival."

"L’impact économique pour la région est extrêmement important pour les commerces par exemple. Le festival nous a aussi permis d’éviter la fermeture d’un collège rural et nous ne cessons de décliner de nouvelles choses: un conservatoire, des initiatives de diffusion, création et formation."

Les invités
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