Le grand bal de la rentrée télévisuelle 2016 : "Avec Yann Barthès, le groupe TF1 essaie d’attirer les jeunes et de faire venir les internautes"

François Jost
François Jost © Maxppp / IP3 PRESS

Pour la rentrée TV 2016, c'est le bal des présentateurs, des animateurs et des chroniqueurs: que signifient tous ces changements? Le mercato télévisuel, marché des transferts, n'a jamais été aussi important.

François Jost, professeur des universités en sciences de l'information et de la communication à l'université de Paris III et directeur du laboratoire Communication Information Médias, est au micro de Laetitia Gayet.

Son ouvrage Pour une éthique des médias : les images sont aussi des actes sortira le 16 septembre aux éditions de l'Aube. 

"Avec Yann Barthès sur les chaines du groupe TF1, on essaie d’attirer les jeunes et de faire venir les internautes. On fait venir les personnes qui visionnent les sessions de rattrapage. On attire aussi la famille par des programmes comme "Mon Incroyable Fiancé" ou "Super Nanny".

On a une marque qu’on décline en sous-marques

"On voit se développer une stratégie de renvoi d’une chaîne à l’autre sur les groupes TF1 et Canal+. Barthès va avoir sur TF1 des moments juste après le JT avec les meilleurs moments de son émission sur TMC. Canal+ fait la même chose. Le groupe change les noms de ses chaînes, D8 devient C8, D17, C-Star. On a une marque qu’on décline en sous-marques. Sur C-News, c'est l'info en continu, ce qui justifie de ne pas en faire sur les autre chaines. On évite toute redondance."

"On a une tendance très forte à la TV dé-linéarisée. Les français regardent beaucoup la TV mais après le direct."

"Avec France Info, cela fait 4 chaines d’information en continu. Cela me semble trop vu le petit volume d’audience, je pense qu’il y a aura des "morts" à un moment ou un autre."

Si l'on ne fait pas un peu de spectacle, on ne montre pas certaines réalités qui dérangent.

"Rue des allocs n'est pas une émission innovante, il y a eu beaucoup d’émissions du genre. En revanche, ce qui est réducteur c'est de montrer des français précaires vivant uniquement des allocs. Cela montre aussi que si l'on ne fait pas un peu de spectacle, on ne montre pas certaines réalitésqui dérangent."

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