Plus que jamais, ce 1er mai a traduit les profondes divisions entre les centrales syndicales sur la nécessité de réformer .

La CGT, la FSU, SOLIDAIRE ont voulu, ensemble, comme le 9 avril dernier, intensifier leur opposition "aux politiques désastreuses du gouvernement " a répété Philippe Martinez , le leader de la CGT. "Des politiques d'austérité ,qui vont selon lui , amener une stagnation de long terme et un chômage élevé".

FO, sur la même position, a préféré pourtant faire bande à part, ne renouvelant pas l'union du mois d'avril.

La CFDT à l'opposé, a - seule- rassemblé 3000 jeunes pour "déringardiser le syndicalisme " et être à l'écoute de ceux qui sont le plus touchés par le chômage, tout en réaffirmant que la France connaît la rigueur et non l'austérité. Laurent Berger a de nouveau affirmé qu'il est nécessaire d'accompagner les réformes pour trouver des solutions concrètes.

la cgt boycottera la seconde journée de la conférence sociale
la cgt boycottera la seconde journée de la conférence sociale © reuters

Sur le fond, cette division entre syndicalisme d'opposition et d'accompagnement n'est pas nouvelle, elle est même historique. Mais sur le terrain, les relations se crispent sérieusement entre militants. Face à ce clivage fortement accentué, Luc Bérille de l'UNSA, proche des positions de la CFDT, a choisi de manifester avec la CGT pour signifier qu'il était important que les syndicats dépassent leurs différences face à la désespérance sociale et la montée du Front National.

Alors que 54 % des français, selon un sondage Ecoscope, jugent les syndicats inutiles, les partenaires sociaux sont ils aujourd'hui à la hauteur des enjeux?

L'analyse de Roland Cayrol, politologue, directeur du Centre d'Etudes et d'Analyses...

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