La Banque centrale européenne a frappé fort pour relancer l'activité en zone euro.-Baisse historique du taux d'emprunt à quasiment zéro % (0,05% exactement)-Le taux des dépôts bancaires, dans les coffres de la BCE, vont coûter plus cher aux banques (0,20%) afin de les décourager de stocker de l'argent plutôt que de le faire circuler.-Enfin l'artillerie lourde: doper le crédit aux entreprises, en rachetant des paquets de créances d'entreprises aux banques, ce qui soulage ces dernières de risques de défauts de paiements et sécurise leurs fonds propre, elles pourront prêter plus facilement.L'objectif : relancer l'investissement et l'économie réelle en Europe.L'Allemagne était contre, Mario Draghi est passé outre, même s'il n'est pas encore question de financer directement les états.En revanche, la balle est maintenant dans le camps des gouvernements et de la commission européenne, pour faire l'autre partie du travail : la flexibilité budgétaire et les réformes structurelles nécessaires : un défi pour l'orthodoxie allemande !

daniela schwarzer
daniela schwarzer © Radio France

ITW deDaniela Schwartzer économiste allemande

Directrice du département intégration européenne au German marshall fund à Berlin.

Elle fait partie du groupe Glienicker qui regroupe des experts allemands qui s'inquiètent de l'attentisme de leur pays.

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