"Il n'y a pas de déflation en zone euro, la situation n'est pas normale, mais elle n'est pas alarmante" a déclaré hier aux Echos Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. Une analyse développée par Mario Draghi, jeudi, qui a décidé de ne pas agir, pour l'instant, sur les taux d'intérêts. Ils restent à 0,25% et resteront bas ,trés longtemps ,pour laisser les économies européennes se redresser. Le président de la Banque Centrale Européenne a pourtant précisé qu'il attendait les prévisions économiques à 2 ans, publiées en mars, pour la zone euro.

Mario Draghi attend d'y voir plus clair, jugeant la situation "complexe", et ne ferme pas la porte à une intervention forte, si la situation se dégrade.

Une vigilence à la fois rassurante et inquiétante alors que Christine Lagarde, à Davos, a insisté sur les risques de déflation en Zone Euro. Une menace qui fragilise la reprise, alors que les États-Unis poursuivent leur resserement monétaire, ce qui a des conséquences graves sur les pays émergents qui viennent de subir plusieurs vagues de retraits de capitaux, entrainant des dévaluations fortes de leurs monnaies.

Trop d'incertitudes sur la sortie de crise ?

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.