Doit-on se réjouir de la baisse à 0,25% du taux directeur de la banque centrale européenne vécue comme un soutien ? Doit-on s'inquiéter de la dégradation de la note de la France par Standard & Poor's à "AA stable" vécue comme une alerte ? Les marchés réagissent peu. L'Euro est en légère baisse à 1,33 $. Lundi, la France doit émettre 7 à 8 Milliards sur les marchés, et le taux d'emprunt, à son plus bas, ne devrait guère bouger. Bref, des réactions à minima, les marchés restent cléments.

Et pourtant... La BCE, comme Standard & Poor's sonnent l'alarme sur le même danger : une reprise trop "molle".

Pour Mario Draghi, une désinflation à 0,7% sur l'année, loin des objectifs d'équilibre à 2%, ce n'est pas due à l'Euro fort qui fait baisser les prix de l'énergie, des matières premières et des importations... C'est surtout due à la chute ou au gel des salaires, au chômage élevé, à l'arrêt de la consommation, donc de la production des entreprises, l'investissement, l'emploi. Quant à Standard & Poor's, l'agence de notation, elle pointe la faiblesse, ou du moins la lenteur, des réformes en France et le peu de marge pour réduire nos déficits, dans un contexte de croissance faible et de chômage élevé.

Comment sortir de cette spirale ? L’intervention de la banque centrale camouffle-t-elle l'inaction des états comme l'expliquait Dominique Strauss Kahn cette semaine depuis la Corée de sud ?

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