Quelles réponses syndicales aux réformes ?

La réponse n'est pas simple et cette semaine est un condensé du débat entre politique économique de l'offre menée par le gouvernement et politique de la demande favorisée traditionnellement par la gauche.

D' un côté, le Premier ministre vient d'annoncer des mesures pour relancer l'investissement des entreprises et favoriser l'emploi avec le projet de loi sur le dialogue social, qui sera présenté en Conseil des Ministres le 22 avril.

En résumé ,une fiscalité plus avantageuse pour les entreprises qui modernisent leur outil de production et la promesse de plus de souplesse sociale pour favoriser l'embauche .Seule concession sociale, la mise en place d'un compte personnel d'activité en 2017 ,qui sera négocié avec les partenaires sociaux et qui déjà fait craindre à une partie du patronat ,la CGPME ,des freins supplémentaires à l'embauche

A l'opposé ,la résistance des syndicats FO, CGT ,solidaire, et sud qui ont mobilisé des dizaines de milliers de manifestants ,jeudi pour dire non à l'austérité et demander la relance par les salaires ,le renforcement des services publics et de la protection sociale ,en clair ,une relance par la demande .

Alors quel compromis possible ?

La CFDT, réfute l'idée d'austérité et parle de rigueur, accepte plus de souplesse fiscale et sociale négociée, mais refuse de revenir sur le cdi, alors que le patronat souhaite aller plus loin.

Faut-il accélérer les réformes pour conforter la croissance en emploi et sous quelles conditions, le gouvernement va t-il trop loin ? L'analyse de Luc Bérille

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Luc Bérille est secrétaire général de l’UNSA, il vient d'être réélu à la tête de son syndicat réformiste. Son crédo: un syndicalisme en positif qui fait du dialogue social le cœur des évolutions sociales .Mais quelles positions prendre aujourd'hui alors que le gouvernement accélère les réformes ?

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