Le diable est dans les détails!

Au départ l'objectif politique est clair : pouvoir d'achat et croissance.

Redonner du pouvoir d'achat avec la suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu, en réponse au ras le bol fiscal depuis 2011. Cette mesure bénéficiera à 9 millions de foyers pour un coût total de 3,2 milliard.

Le problème : les effets de seuils du nouveau barème, les économies sur la politique familiale (prime à la naissance divisée par trois au 2ème enfant, diminution du congé parental, baisse des aides à la garde d'enfant).

Autre problème: les hausses des impôts indirects (redevance audiovisuelle et gazole sans oublier la taxe carbone).

Objectifs brouillés aussi sur les mesures de relance de la croissance.

La baisse des charges pour les entreprises(4,5 milliards)peut être freinée par l'ampleur des économies (21 milliards ) pour l'état .En particulier, la baisse de 3,7 milliards des dotations des collectivités locales ,qui menacent de baisser de 10 à 30% leurs investissements .Sans oublier la fin de l'écotaxe et ses conséquences sur les secteurs des travaux publics et du transport.

Des équilibres fragiles en période de vaches maigres, qui créent l’attentisme, le doute, augmenté par la menace de Bruxelles qui pourrait nous demander de revoir à la baisse nos décisions budgétaires.

ITW Valérie RABAULT,

rapporteure générale du budget à l’assemblée, sur le casse-tête du projet de loi de finances pour 2015, dont la discussion démarre, mardi prochain, à l'assemblée.

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