"Sans croissance, pas de confiance et sans confiance, pas de croissance " a martelé Manuel Valls, mardi, lors de son discours de politique générale. Le cap : aller plus vite, plus fort dans la politique de l'offre.

En confirmant le maintien des 20 milliards du crédit d'impôt compétitivité-emploi et l'ajout de 10 milliards de baisses de charges, pour moitié sur les bas salaires, et pour moitié jusqu'à 3,5 SMIC, Manuel Valls répond aux demandes du patronat,qui souhaitait un choc de compétitivité sur le coût du travail, 90% des salariés vont être concernés.

Action sur la fiscalité des entreprises aussi : avec deux grosses réductions d'impôts, la fin de la C3S en trois ans et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 33,3% à 28% en 6 ans.

Sur la fiscalité : les PME ne sont pas convaincues et demandent des baisses d’impôts plus rapides. Il y en a tout de même pour 22 milliards, entre 2015 et 2017, et les limites du plan sont bien là !

Du côté du budget de l'état et de la réduction des déficits, Manuel Valls confirme l'accélération de 50 milliards d'économies d'ici 3 ans, pour revenir sous 3% de déficit - 19 milliards pour l'état, 10 milliards pour les collectivités locales et 21 milliards pour la protection sociale -. Sans compter une révolution territoriale chiffrée à plus de 15 milliards par les experts. Mais là, syndicats, fonctionnaires et élus ne sont plus d'accord. Alors, riposte ou confiance ?

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