La BEI a changé ses modes opératoires pour être plus efficace. On est en train de passer d'une culture de "subvention" européenne à celle du " financement direct "de l’économie, sous forme de prêts, de fonds propre, de garanties, de rehaussement de crédits qui permettent ensuite la mobilisation de financements privés (ce que l'on nomme effet de levier).

Une nouvelle mécanique qui demande, aux porteurs de projets : entreprises, collectivités locales, Banque publique d'investissement comme banques commerciales d'être proactif et de se tourner plus systématiquement vers la Banque européenne d’investissement.

Pour preuve, depuis l'été 2012, date à laquelle l'Europe a augmenté les fonds propres de la BEI de 10 milliards, pour relancer la croissance en Europe, la BEI a pu lever 60 milliards sur les marchés, avec un effet de levier de financements privés de 180 milliards.

Cette année, le plan Junker, devrait permettre à la BEI d'avoir une force de financement de 315 milliards et la Bei est déjà en train de préfinancer des projets de chantiers partout en Europe. Un atout supplémentaire pour la France qui est déjà, la première cliente de la Banque européenne d'investissement.

Mais qui peut profiter de cet appel d'air financier en France, comment, et pour quels types d’investissements, alors que la croissance semble doucement repartir ?

Les explications de Philippe de Fontaine Vive

vice-président de la banque européenne d’investissement, qui est le bras financier du plan Junker, entre autre.

La BEI faisait le bilan de ses actions 2014 cette semaine, mais que peut-on en attendre réellement, pour financer la croissance en France ?

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