Peut-on dire que le sommet de jeudi et vendredi n'a servi à rien ?

La réponse est "oui", si l'on considère que la rigueur budgétaire est toujours" le pilote automatique" des pays européens. La chancelière allemande a rappelé, fidèle à sa position, que la consolidation financière, les réformes structurelles et la croissance ne sont pas incompatibles. François Hollande a remarqué que la France était un bon élève européen sur le plan budgétaire en réduisant ses déficits structurels, tout en ajoutant que les ajustements ne devaient pas être incompatibles avec les objectifs de croissance.

Pourtant les lignes bougent, la Commission européenne début mai devrait donner un an de plus à la France, le Portugal a obtenu hier, deux ans de plus.

Le débat sur le rythme du redressement budgétaire est enfin accepté mais est-ce suffisant pour retrouver la croissance?

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