Selon Opinion way, 47% de français ont approuvé la mobilisation des fonctionnaires jeudi. Une journée d'action pour protester contre le gel, jusqu'en 2017, du point d'indice qui détermine les salaires.

Une mobilisation à l'appel de tous les syndicats. On n'avait pas vu ça depuis l'automne 2007. Une mobilisation limitée en nombre, mais révélatrice d'un profond malaise, sur les restructurations en cours, au delà des revendications de pouvoir d'achat.

Pas de geste sur les salaires, tant que la croissance n'est pas au rendez-vous, a martelé Marylise Lebranchu, même si le ministère du travail confirme vendredi, que dans le privé, le salaire mensuel de base a augmenté de 0,6% au premier trimestre, plus vite que l'inflation.

Pour les fonctionnaires, l'INSEE confirme une perte de pouvoir d'achat en 2011 et 2012. Pour la CGT, si le gel se confirme jusqu'en 2017, la perte cumulée serait de 7000 euros.

Le coup de pouce de 46 euros par mois en 2014 et 2015 pour 1,6 million de fonctionnaires et la baisse des impôts pour les français les plus modestes ne devraient pas être suffisants face à l'autre grande inquiétude des fonctionnaires : l'emploi.

Les économies dans les ministères non stratégiques, la deuxième loi de décentralisation et la fin des départements pèseront lourdement sur les grandes négociations qui démarrent lundi entre Marylise Lebranchu et les syndicats de fonctionnaires sur les carrières, les classifications, la mobilité.

Entre rigueur et restructurations, un chantier à haut risque.

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