Réformer plus et autrement ?

Bruxelles accentue les pressions sur la France et réclame par la voix de Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques, des économies " structurelles ".

De son côté, depuis Washington, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, peu accoutumé à la langue de bois, a assuré, jeudi, que "la France serait contente que quelqu'un force le Parlement à voter de dures réformes "

Après le Fmi, l’Ocde, l’Europe, la pression se renforce pour des réformes plus radicales portant sur le marché du travail, le temps de travail, l'assouplissement du code du travail sur les licenciements et sur notre système de protection sociale.

L'objectif : réduire notre niveau de dépenses publiques qui atteint 57 % du PIB, un des plus fort taux des pays de l’OCDE.

Mais côté français, pas question de réformer à marche forcée pour ne pas freiner ne la reprise.

Le gouvernement annonce seulement 4 milliards de plus d'économies en 2015 et 5 autres pour 2016, afin de rester dans l'objectif fixé de 50 milliards d'économies d'ici 2017.

Reste la grande inconnue: la force de la reprise .La France est à la traine des autres européens.

Se pose donc la question de savoir si la loi sur le dialogue social, la loi Macron et la relance de l'investissement en plus du pacte de responsabilité suffiront ?

Pour JEAN OLIVIER HAIRAULT : Il faut aller plus loin !

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ce modèle social que le monde ne nous envie plus
ce modèle social que le monde ne nous envie plus © Radio France

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L’économiste Jean-Olivier Hairault est professeur à Paris 1 et à l'Ecole d'Economie de Paris.

Il publie chez Albin Michel: «ce modèle social que le monde ne nous envie plus".

Une analyse sous les feux de l’actualité, alors que la France vient de présenter à Bruxelles, cette semaine, son "programme de stabilité" avec des économies supplémentaires et son agenda de réformes.

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