Alors que les marchés dépriment, que la croissance et l'inflation sont trop basses pour permettre un quelconque rebond, la France espère que d'ici la fin du mois, Bruxelles acceptera son budget, avec un déficit à 4,4 %pour 2015. Ce n'est pas gagné. Les pays du nord qui vont mieux et ont fait les réformes et ceux du sud qui ont réalisé des efforts douloureux ces trois dernières années, voient d'un mauvais œil que la France et l'Italie prennent plus de temps.

Paris soutient que les économies seront là ,21 milliards en 2015, 50 en 2017, que les réformes sont lancées, mais au rythme de la négociation et du débat démocratique et souverain du parlement.

En attendant, les marchés s'inquiètent d'une Europe affaiblie, quant à l'OCDE cette semaine, elle a dans un document, encouragée la France à poursuivre l'effort tout en constatant que le mouvement était bien engagé avec la mise en place du cice et le pacte de responsabilité , qui peuvent d'ici 10 ans nous apporter 3,7 % de croissance en plus .Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi a déjà permis de baisser le coût du travail à 36,8 euros de l'heure contre 38,5 euros en Allemagne.

Mais pour le secrétaire général de l'OCDE il y a urgence à aller plus loin, particulièrement dans la libéralisation du marché des biens et services et l'amélioration du marché du travail, pour réduire le chômage .Même si la consolidation budgétaire doit se faire à un rythme mesuré, les réformes structurelles sont essentielles en France, mais aussi en Allemagne.

ITW ANGEL GURRIA , le secrétaire général de l’OCDE, qui encourage la France à poursuivre les réformes pour retrouver de la croissance.

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