"Une grande partie du quinquennat se joue maintenant" a déclaré Manuel Valls, devant les députés socialistes cette semaine. Il s'agit bien avec le futur budget 2015 à l'automne, des projets de loi de finances fondateurs du virage économique de François Hollande sur la politique de "l'offre", avec son pacte de responsabilité et de solidarité, afin de faire redémarrer la production, l'investissement et l'emploi, d'ici 2017.

Texte fondateur aussi sur le virage social avec 3,5 milliards de pouvoir d'achat en plus pour les ménages modestes, amplifié de près de 2 milliards, par les amendements obtenus, en commission cette semaine, par les "socialistes frondeurs".

Mais ce budget va-t-il suffire à ramener la confiance ?

Le patronat reproche un manque de visibilité des mesures jusqu'en 2017, pour agir. Il est vrai que pour l'instant, ne sont actés, que les allègements de charges 2015, pour 5,5 milliard, en plus du CICE et 1 milliard de baisse de cotisation pour les indépendants.

Ce budget est-il crédible, pour réduire les déficits de 50 milliards d'ici 2017 et faciliter la croissance ?

La Cour des Comptes a des doutes, sur 30 milliards d'économies, peu explicitées. Elle prévoit un dérappage, dès cette année, du déficit à plus de 4% contre 3,8% affiché par le gouvernement.

En cause : une croissance qui pourrait être plus faible que le 1% projetté par le gouvernement et des moindres rentrées fiscales.

Trop fragile ce budget pour créer l'aggiornamento économique du quinquennat ?

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