"C'est maintenant que tout se joue" a martelé Fançois Hollande devant les forces économiques, mardi. "Ou la confiance revient et alors les investissements et les embauches repartiront plus vite... ou le doute et l'incertitude s'installent et la croissance sera molle et le chômage incompressible".

Mais comme à chaque fois des objectifs aux engagements... le diable est dans les détails.

Avec un obstacle d'abord financier : - Selon qu'on augmente le CICE de 10 Milliards ou qu'on en modifie la cible au delà de 2,5 smic. - Selon qu'on le transforme en baisse de charges de 5,35% sur tous les salaires - Selon qu'on complète le CICE par une baisse de charges. - Ou qu'on remette à plat tous les allègements de charges...

Les effets selon les entreprises sont différents. Pour l'instant on est dans le brouillard. Il y a donc chez les chefs d'entreprises plus d'attentisme que d'envie d'agir vite.

L'autre enjeu, c'est celui des contreparties. Elles devront être "claires, précises, mesurables, vérifiables et respectées" a insisté le président de la République tout en précisant "qu'elles devaient être peu nombreuses" citant pioritairement des créations d'emplois, pour les jeunes et les séniors, (apprentissage, contrats de génération), des contreparties décidées par branche.

Ce grand compromis social doit être conclu d'ici juin. Pour des résultats dès cette année : Est-ce possible ?

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