Croissance et inflation trop faibles, nouveau record du chômage en septembre, faut-il accélérer les réformes ?

Bruxelles nous demande des précisions sur notre projet de budget, il manquerait 4 milliards d’économies.

Le Président de la République a réaffirmé vendredi, lors du sommet européen ,que la France faisait ce qu’elle avait à faire : 21 milliards d’économies et des réformes significatives pour muscler la croissance ,mais pas plus. En clair : c’est à Bruxelles d’utiliser toutes les flexibilités permises par les traités ,pour accepter les positions budgétaires françaises. Même réaction en Italie.

De son côté, Mario Draghi (Président de la Banque Centrale européenne) présent lui aussi au sommet ,demande , plus d’ efforts communs pour éviter la récession (respect des règles budgétaires pour ancrer la confiance des marchés et investissements pour la croissance) .

L’Europe aussi est au pied du mur. Jean-Claude Junker ,le nouveau président de la commission européenne ,averti ,de son côté ,que « c’est la commission de la dernière chance » pour sauver l’Europe et qu’il faut d’ici décembre trouver des projets communs d’investissements (300 milliards sur trois ans)pour faire repartir la croissance dans la zone euro.

Autant de positions inquiétantes, mais faut-il faire des réformes « à marche forcée » mal acceptées politiquement et socialement ?

Brigitte Jeanperrin reçoit ce matin Patrick Artus, chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis.

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