Nous n'avons plus le choix !

La Commission européenne a accordé à la France, mercredi, un délai supplémentaire de 2 ans pour revenir sous les 3 % de déficit. Nous avons jusqu'au printemps 2017, ce qui n'est pas un cadeau, en pleine élection présidentielle !

D' autre part, la France doit réduire son déficit structurel, dès cette année, de 0,5% alors que nous ne sommes qu'à 0,3% d'efforts. Il faut trouver, d'ici juin, 4 milliards supplémentaires d'économies.

L'an prochain, Bruxelles exige encore plus, soit :0,8% de baisse des déficits et en 2017 : 0,9 % pour être à 2,8 % de déficit au printemps 2017.

Il va falloir faire beaucoup plus que les 50 milliards d'économies prévus. Le gouvernement accepte le défi pour cette année, mais pour le reste, d'ici mars, les négociations vont être serrées.

Enfin la Commission nous met sous surveillance renforcée puisque nous devons, d'ici avril, fournir une liste précise des réformes à entreprendre, pour respecter nos engagements.

Des réformes "au pas de charge " sont elles possibles politiquement, socialement, économiquement, alors que la croissance est fragile et que les entreprises attendent toujours pour réinvestir ?

L'analyse de Mathilde Lemoine

Directrice des études économiques et de la stratégie marchés de HSBC, membre du Haut Conseil des finances publiques

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