"L'Europe doit entendre ce qui s'est passé en France" a martelé François Hollande à Bruxelles, mardi soir. Il faut "réorienter l'Europe pour plus de croissance, plus d'emplois, une transition énergétique renforcée".

Lors de son intervention télévisée lundi soir, le Président de la République a épinglé cette Europe "illisible, lointaine, incompréhensible, dont l'austérité a fini par décourager les peuples. Mais il s'est gardé d'attaquer de front la commission qui doit rendre lundi, son verdict sur le programme budgétaire français.

  • Pas de changement donc, le cap des réformes est maintenu, en dépit des critiques dans la majorité ,des faibles rentrées fiscales et d'un chômage toujours plus fort.

  • Consciente de la nécessité de ne pas entamer l'axe franco-allemand, Angela Merkel a soutenu de son côté, le chemin de réforme engagé par la France, tout en rappelant qu'une politique de compétitivité et de croissance est la meilleure réponse au mécontentement. En clair : pas question d'adoucir le calendrier.

Quant à l'italien Matteo Renzi, qui prend la présidence de l'Europe en juillet, il souhaite lui aussi changer l'Europe en accélérant les mesures de relance. Avec 37 sièges au futur parlement européen, le parti démocrate italien devient la première force au sein du PSE.

A l'opposé, David Cameron, éprouvé par la victoire de l'UKIP (europhobe) veut aussi que l'Europe change, mais pour moins d'Europe. Réorienter l'Europe, est ce possible ?

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