Candidat à la présidentielle, il est l'invité de Pierre Weill ce samedi.

Jean Lassalle durant le débat des 11 candidats à la présidentielle française le 4 avril 2017
Jean Lassalle durant le débat des 11 candidats à la présidentielle française le 4 avril 2017 © AFP / Lionel Bonaventure / Pool

"Il faut de tout dans une campagne électorale", dit celui qui a agité les réseaux sociaux vendredi dans une vidéo où il affirme que quel que soit le résultat de la présidentielle, "vous vous ferez entuber" (sic). "On s'adresse à l'ensemble du peuple français, dans sa diversité. Et le peuple ne peut plus supporter que ce soit une langue morte qui ne représente rien : moi je parle une langue comprise à la fois par le premier Académicien et par celui qui n'a pas lu un seul livre dans sa vie", explique-t-il.

Le programme de Jean Lassalle, qui promet notamment trois milliards d'investissement dans les campagnes, un revenu universel, 200.000 nouveaux emplois publics, est-il démagogique ou utopique ? "C'est une utopie dans un premier temps, mais il faut préparer à ce grand rêve, on ne peut pas vivre pour toujours dans le cauchemar dans lequel semble s'enfermer chaque jour davantage François Fillon. Mais ce n'est pas une raison pour voir le mal partout". Sur le financement, il est question de "récupérer trois milliards au niveau européen, vingt milliards au niveau des banques qui ne sont pas nettes".

"Je ne veux pas renforcer l'Etat pour faire bien, je veux le faire pour qu'il remplisse son rôle".

Le candidat veut notamment tous les contrats passés en sous-traitance "que nous avons passés au niveau de l'armée", et "tous les contrats que nous avons passés en matière de médicaments".

Que pense Jean Lassalle de l'interventionnisme actuel de Donald Trump ? "Je m'attendais à tout venant de lui", dit-il, "mais je ne pensais pas avoir un virage aussi spectaculaire. Je lui dirais de prendre un peu de tranxène. L’engueuler, c'est encore pire : il faut l'apaiser. J'ai peu de dons, mais j'ai celui d'apaiser. Il n'est pas en état d'écouter des explications géopolitiques auxquelles il n'a jamais rien compris".

Sur sa rencontre avec Bachar el-Assad, Jean Lassalle dit ne rien regretter : "J'ai fait mon travail de député, élu au suffrage universel par le peuple, représentant du peuple, qui incarne les parcelles de la nation". "Comment Jean-Marc Ayrault sait-il que Assad est un menteur ?", affirme-t-il. "Je n'ai pas reçu un euro pour défendre qui que ce soit dans cette affaire, et surtout pas Bachar el-Assad", se défend-il toutefois. "Ce que j'aurais voulu, c'est que c'est sujets qui traitent de la paix et de la guerre soient au rendez-vous de cette campagne. J'ai tout fait pour porter ces dossiers, maintenant ne m'érigez pas en juge".

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