Retour sur une actualité qui a marqué la semaine : la mise en examen de Bernard Squarcini, l'ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Christophe Labbé, France Inter 2016
Christophe Labbé, France Inter 2016 © Radio France / Léa Dupouy Hennequin

Christophe Labbé est co-auteur de "_L'espion du président, au cœur de la police politique de Sarkozy_", un livre qui montre comment Bernard Squarcini a fait de la DCRI un instrument au service du pouvoir Sarkozyste.

"La DCRI est une décision de Nicolas Sarkozy de reformater les services de renseignements pour l'Elysée, dit Christophe Labbé, avec à sa tête, quelqu'un d'extrêmement proche de lui : Bernard Squarcini".

Bernard Squarcini ne sait pas dire non, ce qui pose un gros problème quand on doit protéger l'exécutif.

Parmi les affaires dont l’ancien patron de la DCRI a été mêlé, il y a l'affaire des fadettes du journaliste du MondeGérard Davet mais aussi l'enquête sur les soupçons de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime Lybien.
On apprend également qu’il s’intéresse de très près au livre de Pierre Péan "La République des mallettes" (Fayard) va incommoder le pouvoir car il gêne le pouvoir. Médiapart, rappelle-t-il encore, a fait l'objet d'une attention soutenu de la part de la DCRI.

Aujourd'hui, Bernard Squarcini, à la tête de la société d'intelligence économique Kyrnos, est soupçonné d'avoir fait jouer ses anciens réseaux pour avantager son nouveau client, LVMH.

Squarcini a abusé de ses anciens contacts : il y a eut des gardes à vues pour des transmissions d'informations sous le coup du secret défense.

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