« Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publier. Tout le reste n’est que relation publique » disait George Orwell, le journaliste britannique, auteur de 1984.

Martine Orange, Paul Moreira et Benoit Collombat le 1er octobre 2015
Martine Orange, Paul Moreira et Benoit Collombat le 1er octobre 2015 © @Rebecca Denantes/RF / @Rebecca Denantes/RF

C’est un peu la devise des auteurs de ce livre, seize journalistes d’investigation, qui, en douze chapitres clairs et concis, décrivent les obstacles auxquels ils sont confrontés pour mener leurs enquêtes les plus sensibles.Ils détaillent les méthodes employées pour les dissuader, les décourager ou les amadouer : les armées de communicants dans les grosses entreprises, la pression économique, ou le harcèlement judiciaire. Et enfin la méthode plus directe des menaces écrites, écoutes illégales….Martine Orange , de Médiapart , revient elle sur le « Secret des affaires » : ce projet de loi – finalement retiré en France mais à l’étude au sein de l’Union Européenne – qui vise, officiellement, à protéger les multinationales des menaces grandissantes de l’espionnage industriel. Un moyen pour elles, selon Martine Orange, d’ « exercer un contrôle absolu sur tout ce qui les concerne, des grandes affaires aux petits dossiers, voire les détails ».« La transparence est une arme presque exclusivement aux mains des pouvoirs économiques ou politiques. Le citoyen, journaliste ou lanceur d’alerte, n’a jamais été aussi vulnérable » en conclut Paul Moreira , co-fondateur de la société de production audiovisuelle,Premières Lignes . Et la France en donne le triste exemple avec la quasi impossibilité pour tout citoyen d’avoir unaccès libre aux documents administratifs . LaSuède a ouvert cet accès en 1776, les Etats-Unis en 1966 – avec le FOIA ou Freedom of Information Act - et la Grande Bretagne en 2005.

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