Caroline Chaumet a créé l'association "Le mur des insoumis" qui a pour vocation de rendre visible les lanceurs d'alerte.

Caroline Chaumet, initiatrice du site "Le mur des insoumis, les lanceurs d'alerte"
Caroline Chaumet, initiatrice du site "Le mur des insoumis, les lanceurs d'alerte" © Radio France / Léa Dupouy Hennequin

Le week-end dernier a eu lieu le salon du livre des lanceurs d'alerte, la loi Sapin II envisage de les protéger, Caroline Chaumet a créé l'association "Le mur des insoumis, le médias des lanceurs d'alerte".

Il faut soutenir les lanceurs d'alerte dont les révélations nous concernent tous.

Au départ, les lanceurs d'alerte s'adressent à leur hiérarchie pour faire part d'un problème dans leur entreprise. Mais selon Caroline Chaumet, ils sont souvent confrontés à des personnes qui ne veulent pas que l'information soit connue, et s'adressent même à ceux qui sont à l'origine du dysfonctionnement.

Loïc Richard, Christian Marescaux, et Yasmine Motarjemi peuvent en témoigner. Ils se sont retrouvés dans une détresse psychologique et financière, et ont fait part de leur expérience à l'association du Mur des Insoumis.

Loïc Richard a révélé des dysfonctionnements graves de sécurité et de déontologie au sein de son entreprise, Geodis BM, une filiale transport routier de la SNCF. Il a été licencié après avoir alerté sa hiérarchie :

Christian Marescaux était professeur de neurologie au CHU de Strasbourg. Il a dénoncé un mode d'organisation qui privilégiait la clientèle privée au détriment des urgences. Il a été mis à la retraite par l'hôpital :

Yasmine Motarjemi était responsable de la sécurité alimentaire de Nestlé, son travail était de prévenir d'éventuelles failles. Pourtant, lorsqu'elle a dénoncé certains dysfonctionnements, c'est pour elle que les problèmes ont commencé. Elle est en procédure avec Nestlé depuis 2010 :

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