Une salle d'examens, 1920
Une salle d'examens, 1920 © National Library of Norway / National Library of Norway

Dans un livre choc,Arnaud Parienty, professeur en science économique et sociale, dénonce les effets pervers de la marchandisation de l’éducation . Ces dix dernières années, il constate qu’une révolution est en cours, discrète mais rapide :l’essor vertigineux du marché des formations privée s – depuis le collège jusqu’aux études post-bac - qui rapporte plusieurs milliards d’euros par an à ses promoteurs. Les parents, inquiets pour l’avenir professionnel de leurs enfants, n’hésitent plus, quand ils en ont les moyens, à dépenser des fortunes dans du coaching privé pour élèves en mal d’orientation , des cours particuliers, des stages linguistiques à l’étranger, ou desprépas à l’année.

Des officines privées vont jusqu’à s’installer à côté des universités pour attirer des étudiants souvent dépassés face au système universitaire : amphis géants, et absence de suivi individualisé. Les deux tiers des étudiants en médecine sont donc obligés de payer de 5000 à 10000 euros par an pour passer le cap du concours de la première année !

Si l’éducation en France est en théorie gratuite, elle est en passe de devenir payante. Et les frais de scolarité ne cessent de grimper. Une école de commerce, l’EDHEC , fait ainsi payer sa formation 45 000 euros pour trois années.

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