Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques utilisées par l’industrie dans la fabrication de la plupart des produits de notre quotidien : peintures, shampoings, plastiques alimentaires etc…Elles interagissent avec notre système hormona l, et peuvent aller jusqu’à les imiter, notamment lors des premiers mois de grossesse.

Leurs effets nocifs sur la santé sont de plus en plus visibles : l’infertilité masculine – un couple sur sept a des difficultés à procréer -, lescancers hormonaux-dépendants comme ceux du sein ou de la prostate ;le diabète et l’obésité

La communauté scientifique est unanime à tirer la sonnette d’alarme. Le 1er octobre 2015, la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique soulignait l’urgence d’agir au plus vite. Le coût sanitaire de ces polluants pourl’Union Européenne n’est pas négligeable : 157 milliards d’euros !

Le plus grave : le blocage d’une réglementation de l’utilisation des perturbateurs endocriniens, préparée par Bruxelles depuis 2009, et qui devait rentrer en vigueur en 2013 . Au final, aucune décision n’interviendra avant 2017 ! La faute à qui ? Le très puissant lobby de l’industrie chimiqueBASF, Bayers et Syngenta – qui bataille activement pour empêcher toute réglementation. La Commission Européenne s’appuie ainsi sur des experts travaillant pour cette industrie, pour rédiger les lois. Un des spécialités du lobbying : lafabrication de la controverse , instiller le doute dans les propos des scientifiques les plus indépendants.

La journalisteStéphane Horel a mené une minutieuse et passionnante enquête pour lever le voile sur ces stratégies lobbyistes gagnantes, preuves, selon elle, d’un déficit démocratique croissant del’Union Européenne .

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