Octobre 2014, l’avion qui transporte le très charismatique et médiatique président de Total, Christophe de Margerie, s’écrase au décollage sur la piste d'un aéroport de Moscou.

Muriel Boselli
Muriel Boselli © RD/RF / RD/RF

Le 20 octobre 2014, l’avion qui transporte le très charismatique et médiatique président de Total,Christophe de Margerie, s’écrase au décollage sur la piste d'un aéroport de Moscou .

Aucun survivant. Le monde entier est stupéfait par la nouvelle. Deux enquêtes sont ouvertes : à Moscou et à Paris . Et dans les deux pays, une seule version officielle : l’accident. Pourtant, une autre thèse circule : celle de l’attentat, alimentée par les troublantes circonstances du crash et les incohérences de l’enquête.

En effet, l'avion est entré en collision avec une déneigeuse se trouvant sur la piste, alors qu’il n’y a pas de neige ce jour-là. Le conducteur, indemne et sans aucune égratignure, est déclaré ivre par les enquêteurs russes avec seulement 0,6 gramme d’alcool dans le sang. Certaines consignes de sécurité, toujours très strictes dans un aéroport, n’ont pas été respectées. Quant au pilote du jet, il a vu la déneigeuse traverser la piste quatorze secondes après avoir entamé son décollage. Pourquoi ne s’est-il pas arrêté ?

Le mot « énigme », dans le titre du livre très fouillé deMuriel Boselli, s’applique autant à l’enquête sur le décès de Christophe de Margerie , qu’au personnage en lui-même : un patron atypique. L’homme à la célèbre moustache est une personnalité charismatique et extravertie qui détonnait dans le monde très fermé des grands chefs d’entreprise du CAC40."Un monde d’hommes souvent gris et austères . Lui était tout le contraire : chaleureux et attiré par la lumière " constateMuriel Boselli.

Nommé PDG en 2007, Margerie avait débuté sa carrière chez Total en 1974, tout juste diplômé d’une petite école de commerce. La grande entreprise pétrolière française était sa seconde famille.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.