Le 19 mars 2013 à Punta Cana, capitale de de laRépublique dominicaine , le Falcon 50 d’Alain Afflelou est intercepté sur le tarmac de l’aéroport alors qu’il s’apprête à décoller pour Saint-Tropez. A bord quatre Français – deux pilotes, un membre d’équipage, un passager VIP - et 680kg de cocaïne répartis dans vingt-six valises chargées en soute et dans le salon VIP de l’appareil. L'affaire "Air Cocaïne" commence...

Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon, novembre 2015
Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon, novembre 2015 © @RD/RF / @RD/RF

Les quatre hommes crient au coup monté : ils ne savaient rien de ce que l’avion transportait. Pourtant c’est déjà le troisième voyage qu’ils effectuaient sur cet avion avec des cargaisons qui leur paraissaient suspectes….

Après quinze mois de prison, les Français sont remis en liberté surveillée et comparaissent dans un procès public en août 2015. Lourd verdict : vingt ans de prison. Ils sont remis en liberté et sommés de rester à San Domingue, dans l’attente d’un nouveau procès.

Mais coup de théâtre le 23 octobre 2015 : les deux pilotes après une longue exfiltration de six jours - épaulés par un député FN du Parlement européen et un spécialiste de l’aéronautique -, regagnent la France. Dix jours plus tard, ils sont incarcérés et mis en examen pour « importation de stupéfiants et bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment »

En suivant la vaste enquête française menée à travers toute l’Europe pour découvrir le commanditaire du vol du Falcon 50 de Punta Cana, on voit émerger le monde très trouble de l’aviation privée d’affaires où la réglementation est quasi inexistante. Un moyen de locomotion ultra rapide destiné aux plus riches : entrepreneurs pour signer un contrat ou démarcher un client, ou hommes politiques effectuant de nombreux déplacements comme Nicolas Sarkozy qui emprunta le fameux Falcon 50. Mais l’aviation privée a aussi sa face sombre : le transport de gros sacs de billets vers les paradis fiscaux et surtout celui de la drogue…

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.