L'affaire Tarnac vient de connaitre son épilogue judiciaire jeudi 12 avril 2018 après 9 ans de procédure. La relaxe a été prononcée à l'encontre des huit personnes accusées de sabotage et d'association de malfaiteurs.

Julien Coupat, le 13 mars 2018 à Paris.
Julien Coupat, le 13 mars 2018 à Paris. © AFP / ALAIN JOCARD

Fin 2008, des accusations de terrorisme contre un groupe qualifié d'"anarcho-automome", qui vit dans une ferme de Corrèze à Tarnac, sont prononcées, notamment pas la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, qui n'hésite pas à parler de "risques de résurgence violente de l'extrême gauche radicale". Le tribunal correctionnel de Paris a finalement relaxé le 12 avril 2018 les huit personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, dont Julien Coupat et Yildune Lévy, présentés comme les présumés "leaders" du groupe.

Pour David Dufresne, c'est une vraie surprise. "Je ne m'attendais pas que la justice rende justice à la justice. C'est un camouflet total et absolu, et sans appel pour le parquet." Le journaliste a lui-même témoigné au procès. Auteur d'une longue enquête, Tarnac, magasin général, il a décortiqué l'affaire de l'intérieur. 

Dans le jugement, il est indiqué que "l’audience a permis de comprendre que le “groupe de Tarnac” était une fiction". 

David Dufresne raconte également la chronologie de l'affaire sur un site dédié

Quels sont les ressorts médiatiques et politiques qui ont permis la construction de ces accusations ? Le journaliste est l'invité de Benoit Collombat dans Secrets d'info.

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