Geoffrey Le Guilcher, auteur de Luc Besson l'homme qui voulait être aimé
Geoffrey Le Guilcher, auteur de Luc Besson l'homme qui voulait être aimé © @RD/RF / @RD/RF

"Un homme tendu vers un besoin frénétique de reconnaissance au fur et à mesure qu’il devenait célèbre ", c’est ainsi queGeoffrey Le Guilcher décrit le cinéaste-producteur Luc Besson.

Le jeune journaliste consacre une enquête fouillée et de longue haleine à l’un des Français les plus puissants et les plus mystérieux du cinéma actuel, le réalisateur de Nikita , du Grand Bleu, et le producteur de la série des films à succès Taxi .

Besson s’est toujours refusé à rencontrer son biographe. Discrétion naturelle du personnage mais surtout la volonté farouche de ne pas étaler sur la place publique les zones d’ombre de son entreprise très lucrative.

On découvre d’abord un Luc Besson , jeune, intrépide, et plutôt sympathique qui abandonne son rêve de devenir delphinologue suite à un grave accident de plongée à l’âge de 17 ans. Il se tourne alors vers le cinéma et débute sa carrière grâce à une impressionnante force de travail et un art consommé de la débrouillardise : « un ascète dévoué à sa réussite » qui n’hésite pas « à passer par la fenêtre quand on lui ferme la porte » .

Mais il y a aussi le Luc Besson qui émerge à la fin de la décennie 90 : richissime, homme de réseaux, et businessman de génie, qui constitue sa holding – [EuropaCorp](On découvre d’abord un Luc Besson, jeune, intrépide, et plutôt sympathique qui abandonne son rêve de devenir delphinologue suite à un grave accident de plongée à l’âge de 17 ans. Il se tourne alors vers le cinéma et débute sa carrière grâce à une impressionnante force de travail et un art consommé de la débrouillardise : « un ascète dévoué à sa réussite » qui n’hésite pas « à passer par la fenêtre quand on lui ferme la porte » (voir le déroulement du tournage de Nikita à Venise). Mais il y a aussi le Luc Besson qui émerge à la fin de la décennie 90 : richissime, homme de réseaux, et businessman de génie, qui constitue sa holding – EuropaCorp - juste après le succès du « Cinquième Elément ». L’argent coule à flots. Il trouve alors un arrangement avec le fisc au début des années 2000 par l’entremise de Laurent Fabius alors ministre de l’économie, pour ne pas payer les trois millions € dus au titre de l’impôt sur la fortune. A la même période : la sœur et le neveu du ministre travaillent - respectivement comme costumière et réalisateur - au sein de l’entreprise Besson. Autre zone d’ombre : le soupçon de plagiat sur pas mal de ses productions. Or à la fin 2015, il était condamné pour contrefaçon aux Etats-Unis pour une ressemblance trop appuyée entre le scénario de son film Lock Out et celui de John Carpenter : New York 1997. Sans oublier le mystère qui entoure le financement de sa « Cité du Cinéma » installée à Saint Denis et inaugurée en 2012. L’Etat via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a financé la quasi-totalité du projet et il semblerait que le producteur-cinéaste ait profité de ses relations avec l’entourage du président Sarkozy. "Le site de la holding") - juste après le succès du « Cinquième Elément ». L’argent coule à flots. Il trouve alors un arrangement avec le fisc au début des années 2000 par l’entremise de Laurent Fabius alors ministre de l’économie, pour ne pas payer les trois millions € dus au titre de l’impôt sur la fortune. A la même période : la sœur et le neveu du ministre travaillent - respectivement comme costumière et réalisateur - au sein de l’entreprise Besson.

Autre zone d’ombre : le soupçon de plagiat sur pas mal de ses productions. Or à la fin 2015, il était condamné pour contrefaçon aux Etats-Unis pour une ressemblance trop appuyée entre le scénario de son film Lock Out et celui de John Carpenter : New York 1997.

Sans oublier le mystère qui entoure le financement de sa [Cité du Cinéma ](On découvre d’abord un Luc Besson, jeune, intrépide, et plutôt sympathique qui abandonne son rêve de devenir delphinologue suite à un grave accident de plongée à l’âge de 17 ans. Il se tourne alors vers le cinéma et débute sa carrière grâce à une impressionnante force de travail et un art consommé de la débrouillardise : « un ascète dévoué à sa réussite » qui n’hésite pas « à passer par la fenêtre quand on lui ferme la porte » (voir le déroulement du tournage de Nikita à Venise). Mais il y a aussi le Luc Besson qui émerge à la fin de la décennie 90 : richissime, homme de réseaux, et businessman de génie, qui constitue sa holding – EuropaCorp - juste après le succès du « Cinquième Elément ». L’argent coule à flots. Il trouve alors un arrangement avec le fisc au début des années 2000 par l’entremise de Laurent Fabius alors ministre de l’économie, pour ne pas payer les trois millions € dus au titre de l’impôt sur la fortune. A la même période : la sœur et le neveu du ministre travaillent - respectivement comme costumière et réalisateur - au sein de l’entreprise Besson. Autre zone d’ombre : le soupçon de plagiat sur pas mal de ses productions. Or à la fin 2015, il était condamné pour contrefaçon aux Etats-Unis pour une ressemblance trop appuyée entre le scénario de son film Lock Out et celui de John Carpenter : New York 1997. Sans oublier le mystère qui entoure le financement de sa « Cité du Cinéma » installée à Saint Denis et inaugurée en 2012. L’Etat via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a financé la quasi-totalité du projet et il semblerait que le producteur-cinéaste ait profité de ses relations avec l’entourage du président Sarkozy. "Le site officiel") installée à Saint Denis et inaugurée en 2012. L’Etat via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a financé la quasi-totalité du projet et il semblerait que le producteur-cinéaste ait profité de ses relations avec l’entourage du président Sarkozy.

Les références

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.