Vincent Neymon, directeur de la communication de la conférence des évêques de France

Vincent Neymon, directeur de la communication de la conférence des évêques de France, réagit à l'enquête de Secrets d'Info sur les retards de l'Église catholique de France à reconnaître ses responsabilités dans les affaires de pédophilie récemment révélées.

La pédophilie est un péché grave à combattre absolument.

Si Vincent Neymon n'et nullement ambigü sur la manière dont il faut définir les actes de pédophilie, il n'explique pas les raisons du long silence de la hiérarchie catholique face aux alertes répétées d'Alexandre Dussot, victime d'abus sexuels. Il affirme que le cardinal Barbarin n'a pas besoin d'attendre les injonctions du Vatican pour pouvoir agir, que sa réactivité ne peut pas être remise en cause, mais qu'en revanche il faut tenter de comprendre les raisons de ce retard, sans pour autant l'excuser.

Quant à la démarche adoptée par le diocèse de Lyon, de mettre face à face la victime et l'agresseur en tant que "séance de guérison", Vincent Neymon affirme que c'était sincère.

La volonté et la sincérité de vouloir guérir est réelle. La méthode n'a pas fonctionné, ce n'est pas ce qu'il fallait faire mais c'était sincère. Régine Maire souhaitait qu'une guérison s'opère.

Selon Vincent Neymon, il faut que les victimes effectuent une démarche auprès de la justice, c'est la justice est elle seule qui peut agir, surtout lorsqu'il s'agit de faits très anciens.

La vidéo intégrale de cet entretien :

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.